Insécurité des indiennes: Une ordonnance présidentielle à demi-teinte

Suite aux nombreuses manifestations qui ont secoué le pays, (voir article sur le viol de Delhi) le président Pranab Mukherjee vient de promulguer aujourd’hui, une ordonnance sur les agressions sexuelles, qui vient amender le code pénal indien.

 

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Désormais les cas de viols qui conduiraient au décès ou à un état végétatif de la victime peuvent être traités comme n’importe quel crime. La peine minimum est de 20 ans de prison ferme et peut aller jusqu’à l’emprisonnement à vie ou conduire à la sanction la plus importante en Inde: la peine de mort.

Le voyeurisme, le harcèlement, l’attouchement, le déshabillage, les attaques à l’acide ainsi que toute forme d’agression verbale envers les femmes sont reconnus désormais dans une catégorie spécifique dans le code pénal indien. Toutes ces formes d’agressions peuvent donc être condamnées de plusieurs années d’emprisonnement et d’amendes comme n’importe quel crime.

L’ordonnance indique également que seul un officier de police féminin peut prendre le dépôt de plainte de viol. Cela sera bien difficile dans la pratique car l’Inde compte très peu d’officiers femmes dans la police. Par exemple, à Delhi seul 7% des officiers sont des femmes.

Par ailleurs, les militantes pour les droits des femmes déplorent la non reconnaissance du viol conjugal et des viols commis par des groupes armés.  Aucun mot non plus sur les cas des viols impliquant de hauts fonctionnaires ou des politiciens.

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